Blog Communicants Publics Méditerranée (Ancienne délégation Languedoc Roussillon de l'Union Nationale des Professionnels de la Communication Publique (UNPCP)
Nous ne résistons pas à la publication de cette belle tribune qui resitue notre métier ! En direct des échos.fr
La communication n'est pas la variable d'ajustement de l'inorganisation des autres La communication serait donc un métier si facile et agréable que tout le monde pourrait le faire.
Demandons-nous alors pourquoi ces personnes qui s'autoproclament communicantes, avec une manifeste surestimation d'elles-mêmes, ont préféré s'engager dans des filières apparemment plus compliquées, plus pénibles, plus stressantes... Je n'ai jamais vu un DAF ou un DSI être contesté dans ses compétences par des jugements personnels. D'ailleurs, personne ne s'autoriserait à leur donner des leçons de fiscalité ou de code. À l'inverse, nombre de mes collègues dircom recevront tout au long de leur carrière des avis tranchés, voire des consignes les invitant à commettre des fautes techniques, juridiques, éthiques, typographiques...
Le communicant n'est ni un marchand de rêves ni un faiseur de miracles. La communication n'est pas non plus la variable d'ajustement de l'inorganisation des autres. Associer la com' à la fin d'un projet, c'est de l'incompétence ou une faute professionnelle, de la part du chef de projet ou de sa hiérarchie. C'est pourtant parfois encore le cas suivant les entreprises, l'autorité qui est accordée à la communication et l'autorité professionnelle de celui ou celle en charge de la diriger.
Être communicant est un vrai métier, rigoureux et de labeur. Un métier de disponibilité vis-à-vis des autres, où on ne compte ni ses soirées ni ses week-ends. C'est un métier artistique, qui permet aux créatifs de s'exprimer, mais aussi juridique, technique, logistique qui impose le respect de règles et de processus. S'il bénéficie de plus en plus d'outils, c'est un métier dont les résultats ne sont pas scientifiquement garantis, et qui conserve une part d'incertitude, liée aux aléas de l'humain, à ceux de la technique, de l'actualité, de la météo, de la politique ou d’événements imprévisibles...
Oui, la communication est un métier. Et la gestion de crise, de plus en plus fréquente, dans un monde surexposé et commenté, en est un révélateur aux yeux des acteurs internes de l'entreprise. Oui, la communication est une aire de professionnels, qui anticipent les crises et s'y préparent quand tout va bien, en formant les dirigeants à la prise de parole ou les collaborateurs au bon usage des réseaux sociaux, en travaillant le référencement naturel de l'entreprise sur le web... pendant que d'autres la ramènent pour donner leur avis, sans vision d'une stratégie de communication, sans connaissance des impacts et conséquences de chaque action, sans compétence pour un vrai métier qui n'est juste pas le leur.
Frédéric Fougerat Directeur de la communication du groupe Elior
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Pourquoi la communication est un vrai métier
Aujourd'hui, la communication est un écosystème de métiers qui évolue à très grande vitesse, principalement depuis l'explosion du numérique. C'est une fonction qui s'est tardivement ...